L’épidémie d’hantavirus a généré un impact mondial immédiat sur l’opinion publique qui garde à l’esprit le souvenir de la pandémie passée. Cependant, la direction actuelle diffère de la précédente. Les autorités et les organisations internationales, comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont appliqué des mesures claires basées sur des critères scientifiques, qui ont contenu la peur de voyager.
La presse européenne et américaine a minimisé le manque initial de coordination entre les ministères de la Santé et de la Défense. L’attention des médias s’est concentrée sur les lignes directrices de l’OMS, qui classent le risque de contagion comme faible. L'efficacité du dispositif du gouvernement espagnol, coordonné avec les organisations internationales et celles de 23 pays, a également été soulignée. Le journal allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung a souligné cette solvabilité dans son éditorial du 11.
Au Royaume-Uni, la situation politique délicate du Premier ministre Starmer a déplacé l'épidémie des premières pages, tandis qu'en Allemagne, bien que plus médiatisée, l'inquiétude est la montée de l'AFD, l'extrême droite locale. De leur côté, les médias français ont suivi le cas avec une plus grande attention en raison de l'évolution de la personne concernée, même si la conclusion générale, comme en Italie, est que l'Espagne maintient son statut de destination sûre.
Les conséquences économiques sont pour l’instant limitées. Aux îles Canaries, aucune annulation significative n'a été enregistrée, principalement parce que le ministère britannique des Affaires étrangères et d'autres ministères des Affaires étrangères n'ont pas déclaré de situation de « force majeure ». Sans cette reconnaissance légale, les tour-opérateurs ne sont pas obligés d'accepter des annulations sans indemnisation. Même si le rythme des nouvelles ventes est lent, il devrait bientôt revenir à la normale.
L'impact se limite exclusivement à l'archipel des Canaries. Le touriste européen distingue clairement la géographie espagnole et les catalogues des tour-opérateurs et agences commercialisent les îles Canaries indépendamment de la péninsule et des îles Baléares.
Les prévisions de l'Organisation mondiale du voyage et du tourisme, l'organisation qui regroupe les grandes entreprises du secteur, prévoient une croissance plus forte cette année que l'année dernière. Même si les enquêtes ont été réalisées avant l’épidémie, la vigueur de la demande garantit que cette tendance se poursuivra.
La situation sanitaire pourrait changer si une personne atteinte était détectée à Tenerife, un scénario qui semble peu probable compte tenu du protocole strict suivi avec les passagers et l'équipage du navire concerné et de son expédition immédiate hors de l'archipel. Avec les informations actuelles, l’image de sécurité et d’efficacité du système de santé espagnol compense d’éventuelles appréhensions. La sécurité sanitaire est un facteur déterminant pour les touristes âgés et la clientèle familiale.
L'offre touristique reste stable. La compagnie propriétaire du navire Hondius maintient son programme et propose des croisières vers l'Islande pour le 29 mai prochain. Ces voyages sont commercialisés à prix réduits, confirmant l'adage selon lequel la peur de l'avion se guérit avec des billets bon marché, ce qui est également valable pour réactiver la demande dans le secteur des croisières.
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