La saison estivale s'est clôturée avec des résultats modérés pour le secteur hôtelier, dans un contexte marqué par la modération des dépenses, des températures élevées et des difficultés de recrutement, selon l'évaluation réalisée par l'association patronale de l'Hôtellerie d'Espagne. A l'approche du dernier trimestre, six établissements sur dix sont confiants de pouvoir maintenir ou améliorer leur activité en fin d'année.

Par rapport à l'été précédent, le solde est resté globalement stable, selon les résultats d'une enquête réalisée auprès des entrepreneurs de l'hôtellerie. Plus de la moitié, soit 55,2%, considèrent que la campagne a évolué de manière similaire ou supérieure à celle de 2025. Pour 28,6%, la saison a été meilleure, tandis que 26,6% la jugent similaire et 44,8% disent qu'elle a été pire.

Le saison estivale a commencé avec une croissance modérée de la facturation, de 0,7% en juin, par rapport au même mois de l'année précédente, même si l'on ne tient pas compte de l'effet de l'inflation, Le volume d'activité a représenté une baisse de 4,1%.

Pendant les mois centraux de l'été, le niveau facturation C’était similaire à 2025, selon 20 % des entrepreneurs. 32,2% ont réussi à augmenter leurs revenus et, parmi ces derniers, 16,7% ont enregistré des augmentations allant jusqu'à 5%, tandis que 15,5% ont réalisé une croissance comprise entre 5% et 10%. De leur côté, 47,8% ont connu des baisses, avec des baisses allant jusqu'à 5% pour 18,3% des entreprises, et entre 5% et 10% pour 29,5%.

L'impact des températures élevées

L'étude conclut que l'un des facteurs qui ont le plus conditionné l'activité a été l'évolution de la comportement du consommateur. Même si le nombre de visites est resté stable, les dépenses ont évolué plus modérément. 32,6% voient un afflux similaire à celui de l'été 2025 et 26,1% enregistrent même une augmentation des usagers. En revanche, plus de la moitié des établissements observent une réduction des dépenses des clients, tandis que 30,4% ne voient aucun changement.

Le températures élevées ont influencé l’activité du secteur. 57,2% déclarent avoir subi certains impacts liés aux vagues de chaleur, notamment en raison de changements dans les horaires de consommationavec une plus grande influence sur barres et cafés.

Les réponses reflètent moins d'activité pendant les heures centrales de la journée et une plus grande demande l'après-midi et le soir. Dans ce contexte, le dîners (44,6%) et repas (43%) constituaient les principaux moments de consommation.

Le secteur a dépassé deux millions de travailleurs pendant les mois d'été dans les entreprises hôtelières, mais La disponibilité du personnel reste l’un de ses principaux défis. 58,5% des établissements reconnaissent avoir eu des difficultés à répondre à leurs besoins de recrutement.

Inégalités de résultats par territoire

Les résultats des établissements sont très différents selon leur localisation et leur profil. Certaines destinations ont bénéficié d'un afflux de visiteurs plus important au cours des mois centraux de l'été, mais d'autres ont été plus touchées par la modération des dépenses et l'impact des températures élevées.

Par segments d'activité, le hébergement présente l'évolution la plus favorable : 71,8% des établissements estiment que la saison a été identique ou meilleure que celle de 2025. Parmi les restaurants et cafés Les résultats sont plus hétérogènes, alors que bars et vie nocturne Ils concentrent une plus grande proportion d’évaluations négatives.

Prévisions pour la fin de l'année

Dans la perspective du dernier trimestre, le secteur maintient une position prudente. 21% des personnes interrogées prévoient une amélioration de la facturation par rapport à la même période en 2025 et 37,8% attendent des résultats similaires, tandis que 41,2% anticipent une évolution moins favorable.

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