Le gouvernement cubain a commencé à fermer certains hôtels de l'île et déplacer les invités vers d'autres installations dans le cadre du forfait d'hébergement mesures pour économiser l'énergie. Un plan qui touche principalement certaines installations de Varadero et du clés du nord de l'île.
L'île des Caraïbes souffre d'un grave crise énergétique à partir de mi-2024 en raison des pannes fréquentes de ses centrales thermoélectriques et du manque de devises étrangères pour importer le combustible nécessaire à la production décentralisée.
Une situation qui s'est aggravée après récente opération militaire américaine à Caracas, ce qui a également signifié la fin de l’approvisionnement énergétique en provenance du Venezuela.
Par ailleurs, le 29 janvier, le président américain Donald Trump a signé une ordonnance qui menaçait de devoir aux pays qui ont fourni du pétrole à Cuba, après avoir allégué que cela constituait un danger pour la sécurité nationale de leur pays.
Plan d'urgence
Face à la pénurie de carburant, le Gouvernement a lancé un plan d'urgence qui comprend également ventes de carburant de rationnement, privilégier le télétravail et mettre en œuvre des cours mixtes dans les universités.
De même, « un plan touristique a été conçu pour réduire la consommation d'énergie, compacter les installations touristiques et profitez de la haute saison ce qui se passe actuellement dans notre pays », selon les déclarations du vice-premier ministre, Oscar Pérez-Oliva Fraga, à la télévision nationale recueillies par Efe.
Crise de l'activité touristique
Cette situation aggrave la crise subie par le tourisme sur l'îleun secteur fondamental pour les plans de relance économique. Elle clôture l’année 2025 avec son pire bilan de voyageurs internationaux depuis 2002, sans compter les années de pandémie de Covid-19. Concrètement, l'année dernière, elle a accueilli 1,8 million de touristes internationaux, par rapport au record historique de 2018, où elle avait enregistré 4,7 millions de visiteurs.
À l’époque où Barack Obama était président des États-Unis, les relations entre les deux pays étaient plus favorables. Puis sont venues les mesures de son successeur, Donald Trump, lors de son premier mandat. Aux sanctions s’ajoutent la pandémie (qui a gelé le secteur pendant près de deux ans) et la grave crise économique et énergétique que traverse le pays.
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