La guerre en Iran, commencée dernièrement 28 févriergénère des pertes quotidiennes de 600 millions de dollars dans le secteur du tourisme au Moyen-Orient, selon les estimations du Conseil mondial du voyage et du tourisme (WTTC). L'organisme, qui représente le secteur privé mondial, souligne que la demande est affectée par les interruptions de vols, la perte de confiance des touristes et les problèmes de connectivité régionale.
Avant le déclenchement de la guerre, le WTTC on prévoit que les dépenses touristiques des visiteurs internationaux dans la région du Moyen-Orient atteindraient 207 milliards de dollars en 2026. L'entité rappelle que cette zone joue un « rôle vital » dans les voyages mondiaux, car elle représente le 5% des arrivées internationales dans le monde et le 14% du trafic de transit international. Pour cette raison, l'agence considère que « toute interruption affecte la demande dans le monde entier », impactant directement les aéroports, les compagnies aériennes, les hôtels, les sociétés de location de voitures et les compagnies de croisière.
Comme l'indique le WTTCles principaux hubs de la région, dont Dubaï, Abu Dhabi, Doha et Bahreïnqui dans des conditions normales a enregistré 526 000 passagers par jouront connu des fermetures et des perturbations opérationnelles à mesure que le conflit s’intensifie. Cette situation affecte considérablement la connectivité régionale et mondiale.
Malgré la situation, le WTTC affirme que le tourisme est l'un des secteurs économiques « les plus résilients » au monde. Les recherches menées par cette organisation sur les crises sécuritaires précédentes montrent que la demande touristique, avec une réponse appropriée, peut se redresser dans une période de deux moisà condition que les gouvernements et l’industrie agissent rapidement pour restaurer la confiance des voyageurs.
Comme souligné Gloria Guevaraprésident-directeur général de WTTCl'histoire montre que le secteur peut se redresser rapidement, « surtout lorsque les gouvernements soutiennent les voyageurs via une assistance hôtelière ou un rapatriement ». Guevara insiste sur le fait qu'une « communication claire », une coordination forte entre les secteurs public et privé et des mesures renforçant la sécurité sont essentielles pour rétablir la confiance et soutenir la reprise du secteur.
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