Le Département d'État des États-Unis a désigné GAESAle conglomérat d'affaires contrôlé par les Forces armées révolutionnaires de Cuba, dans le cadre d'un nouveau paquet de sanctions qui accorde jusqu'au prochain accord aux entreprises et institutions financières étrangères 5 juin de clôturer ses opérations avec le groupe. A compter de cette date, toute relation avec GAESA ou ses filiales peut exposer les sociétés étrangères à sanctions secondaires.
La mesure a un impact direct sur le tourisme cubain, puisque Gaviota Tourism Group SA C'est la filiale touristique et l'une des principales branches opérationnelles de GAESA. Seagull contrôle environ 110 hôtels et environ 50 000 chambres à Cuba, qui place le secteur de l'hébergement au centre du nouveau scénario réglementaire.
Meliá et Iberostar, sous une pression opérationnelle accrue
L'impact atteint pleinement les sociétés hôtelières espagnoles les plus présentes sur l'île. Meliá compte plus de 13 000 chambres dans différentes destinations à Cuba, même si elle avait déjà limité ses opérations et sa disponibilité dans trois établissements.
Iberostar, pour sa part, compte environ 7 000 chambres dans le pays. En février, il avait déjà réduit à 16 le nombre d'hôtels qui fournissaient normalement des services, même s'il n'y en a actuellement que six hôtels, pas de disponibilité avant novembre.
Le risque s'étend au parc hôtelier de l'île
Le Bureau américain de contrôle des avoirs étrangers a précisé qu'il n'envisage pas de sanctionner des personnes ou entités étrangères pour des transactions de règlement ordinaires avec GAESA, à condition que conclure avant le 5 juin. Toutefois, une fois ce délai expiré, toute opération avec le conglomérat ou avec des entités dans lesquelles il détient directement ou indirectement 50 % ou plus d'une participation peut générer exposition sanctionnante.
En outre, la définition élargie du « gouvernement cubain » dans les sanctions couvre également Cubanacán, la Grande Caraïbe et Islazulce qui augmente le risque sur une période une très grande partie du parc hôtelier de l'îlepas seulement sur les actifs liés à Gaviota. La connectivité aérienne entre l'Espagne et Cuba a également été réduite après les derniers retraits de compagnies aériennes.
Départs et ajustements sur le marché
Le mouvement ne concerne pas uniquement les chaînes espagnoles. Le Canadian Blue Diamond Resorts a déjà annoncé le retrait immédiat de son sept marques de Cuba ce dimanche, après avoir géré 62 hôtels et plus de 12 900 chambres sur l'île.
Le nouveau cadre coïncide avec une politique plus large de pression sur le régime cubain. Depuis janvier dernier, l’administration Trump a imposé plus de 240 sanctionsimposant un réduction des importations d’énergie Cubains entre 80 et 90 %, selon les chiffres officiels américains.
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