Le ministère des Droits sociaux, de la Consommation et de l'Agenda 2030 a infligé une amende de 64 055 311 euros à la plateforme de location touristique Airbnb pour publier des annonces d'hébergement sans licence. La résolution, signée par le département dirigé par Pablo Bustinduy, est définitive et met fin à la procédure administrative après avoir résolu le recours présenté par l'entreprise. Les violations détectées des règles de consommation concernent un total de 65 122 annonces.

La décision comprend deux sanctions accessoires qui obligent la plateforme à supprimer les contenus considérés comme illégaux et à rendre publique la sanction imposée. Selon le ministère, les irrégularités détectées touchent au total 65.122 annonces publiées sur la plateforme.

La principale infraction correspond à « pratiques commerciales déloyales » envers les consommateurs et les utilisateurs, qualifiés de graves. Parmi les manquements signalés figure la publication d'hébergements touristiques sans numéro de licence,  » contrevenant ainsi aux obligations imposées dans la plupart des réglementations régionales, qui exigent l'indication du numéro d'enregistrement dans la publicité.

À son tour, la publication d’annonces avec des numéros d’enregistrement qui ne correspondent pas aux formats officiels ou la publication d’annonces sans informations véridiques sur la nature juridique des hébergeurs, « s’engageant ainsi dans une pratique de publicité trompeuse ».

La résolution inclut d'autres trois sanctions supplémentaires. Deux d'entre eux, considérés comme des infractions mineures, punissent l'omission d'informations sur la nature juridique de l'hébergeur dans les contrats conclus à distance et le manque de collaboration aux demandes d'informations formulées par le ministère lors de l'instruction du dossier, toutes deux avec une amende de 10 000 euros.

La quatrième sanction, qualifiée de grave, répond au « non-respect des devoirs et interdictions imposés par des ordonnances ou mesures provisoires émises par l'organisme d'instruction en vue d'éviter la production ou la continuation de risques ou de dommages pour les consommateurs et utilisateurs au cours du traitement du dossier », et s'élève à 55 000 euros.

En parallèle, le Ministère maintient d'autres dossiers de sanction ouverts dans le domaine du logement contre des agences immobilières pour d'éventuelles pratiques abusives en matière de gestion locative. Ces actions font partie de la stratégie du ministère pour faire face à la crise de l'accès au logement en Espagne, que le ministre lui-même a souligné comme l'un des principaux problèmes du pays.

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