La tension de l'air dans Venezuela a atteint un point critique depuis que le gouvernement de Nicolas Maduro a lancé un ultimatum aux compagnies aériennes qui ont suspendu leurs opérations dans le pays, leur ordonnant de rétablir les vols avant mercredi à 12h00 heure locale (16h00 GMT). S'ils ne le font pas, l'Institut national de l'aéronautique civile (INAC) procédera à la révocation de leurs permis de « vol permanent », une mesure qui aura un fort impact sur la connectivité internationale du pays. Des entreprises espagnoles comme Iberia et Air Europa sont compromises par cette annonce.
L'avertissement intervient au milieu de l'augmentation des annulations après l'avis du Administration fédérale de l'aviation des États-Unis (FAA), qui a mis en garde contre une « situation potentiellement dangereuse » dans l’espace aérien vénézuélien et dans certaines zones des Caraïbes.
Lundi, l'aéroport de Madrid-Barajas n'a pas assuré de vols vers le Venezuela car Iberia a annulé le départ prévu pour ce jour-là. Hier, mardi, Air Europa et Plus Ultra se sont joints à nous et seules les arrivées de vols en route ont été opérées, comme publié AUBERGE.
En raison de l'avertissement de la FAA, Iberia a confirmé qu'elle maintiendrait l'annulation de ses vols à destination et en provenance du Venezuela au moins jusqu'au 1er décembre, tandis qu'Air Europa a suspendu les vols prévus les 27, 29 et 30 novembre.
Les compagnies vénézuéliennes Laser et Estelar ont annoncé ce mardi la suspension de leurs vols vers Madrid jusqu'au 1er décembre, suite aux avis émis par l'Autorité aéronautique espagnole (AESA). Ces deux sociétés se rendent à Madrid en alliance respectivement avec les fournisseurs espagnols Plus Ultra et Iberojet.
Aéroport international Simón Bolívar de Maiquetía. Source : Wikipédia / David Hernández Aponte.
Avianca, Latam —qui a reprogrammé un vol initialement prévu du 26 novembre au 2 décembre—, BUT et T.Urkish Airlines Ils ont également temporairement suspendu leurs itinéraires.
Lundi, les autorités du ministère des Transports et les représentants des compagnies aériennes se sont réunis à Caracas pour coordonner les actions. Le gouvernement assure que la réunion avait pour message central « confiance et sécurité » dans les opérations. Cependant, l'Association du transport aérien international (IATA) a noté que le climat était devenu encore plus tendu après l'avertissement formel d'INAC, qui a fixé un délai de 48 heures pour reprendre les vols sous peine de perte des droits de trafic aérien.
Avec un ultimatum en place et un volume croissant d'annulations, ce mercredi s'annonce comme un jour clé pour déterminer si les tensions s'intensifient et conduisent à un plus grand conflit dans la connectivité aérienne du Venezuela.
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