Quatorze citoyens espagnols, treize passagers et un membre d'équipage, sont à bord du bateau de croisière MV Hondiusa résisté au Cap-Vert après avoir détecté un éventuel épidémie d'hantavirus cela a causé trois décès et maintient plusieurs personnes touchées sous suivi médical. Le navire, exploité par Oceanwide Expeditions, n'a pas reçu l'autorisation d'accoster à Praia pour des raisons de santé publique et envisage désormais de se diriger vers Las Palmas ou Ténérife procéder à de nouveaux contrôles sanitaires et gérer le débarquement sous le contrôle des autorités. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a indiqué qu'il aurait pu y avoir transmission entre personnes en contact étroit à bordune hypothèse pertinente car L'hantavirus se transmet généralement par exposition à l'urine, aux excréments ou à la salive de rongeurs infectés.

Sur le MV Hondius, ils voyagent 149 personnes de 23 nationalitésparmi eux 14 Espagnols : 13 passagers et un membre d'équipage. La compagnie maritime maintient des protocoles d'isolement, un renforcement de l'hygiène et une surveillance médicale continue.

Le navire a quitté Ushuaia, en Argentine, le 20 mars, avec une route comprenant l'Antarctique, les Malvinas, la Géorgie du Sud, Sainte-Hélène et Ascension, avant de se diriger vers les îles Canaries.

Îles Canaries, point d'atterrissage possible

Oceanwide Expeditions envisage Las Palmas de Gran Canaria ou Tenerife comme points de débarquement possibles, même si toute opération est conditionnée à l'autorisation des autorités sanitaires compétentes.

Santé Étrangère et le Centre de Coordination des Alertes Sanitaires et des Urgences suivent le dossier en cas d'arrivée éventuelle dans l'archipel. La coordination inclut l'OMS, les autorités du navire, les Pays-Bas, en tant que pays pavillon de la croisière, et le Royaume-Uni.

Trois décès et plusieurs cas sous surveillance

Jusqu'à présent, ils ont communiqué trois décès liée à l’épidémie suspectée. L'OMS a initialement indiqué qu'au moins six personnes étaient touchées, dont des décès et des maladies.

L'un des cas a été confirmé en laboratoire après l'évacuation d'un passager britannique vers l'Afrique du Sud. De plus, plusieurs membres d’équipage restent sous surveillance pour des symptômes respiratoires, dont au moins un cas grave.

L'OMS pointe une transmission entre contacts étroits

L'OMS a indiqué qu'il pourrait y avoir transmission limitée entre les personnes à bordsurtout entre contacts étroits. Cette possibilité n’implique pas un risque généralisé, mais elle renforce la nécessité de maintenir des mesures d’isolement et de contrôle sanitaire lors du débarquement.

L’antécédent le plus pertinent est le virus des Andes, une variante du hantavirus documentée en Argentine, où une transmission limitée de personne à personne a été décrite dans des cas spécifiques.

Santé : des infections probablement à l'intérieur du navire

De son côté, le ministère de la Santé reconnaît que les preuves actuelles placent les infections sur le bateau lui-même. Selon les informations disponibles, les personnes touchées font partie d'un groupe communément exposé pendant le voyage, et une zone d'aventure visitée par le défunt serait une zone avec présence de rats porteurs d'hantavirus.

La santé n'exclut pas que certaines des infections se soient produites par contact avec des rongeurs infectés à l'intérieur du navire ou par exposition rapprochée à une personne infectée. Elle maintient également sa vigilance quant à une éventuelle arrivée aux îles Canaries.

Qu'est-ce que l'hantavirus

Le hantavirus est une infection virale principalement associée aux rongeurs sauvages. La transmission se fait généralement par l'inhalation de particules contaminées par l'urine, les excréments ou la salive d'animaux infectés.

La période d'incubation est généralement une à trois semaines. Les symptômes peuvent ressembler à ceux de la grippe, avec de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales ou de la diarrhée.

Dans les cas les plus graves, cela peut provoquer une détresse respiratoire et un syndrome cardio-pulmonaire à hantavirus, une complication rare mais potentiellement mortelle. D'autres hantavirus circulent en Europe, comme Puumala et Dobrava, transmis par exposition à des sécrétions et excrétions de rongeurs, mais sans transmission documentée de personne à personne.

★★★★★