Les travailleurs de la chaîne d'hôtels publics Paradores se sont rassemblés ce vendredi devant les portes de plusieurs centres de travail dans toute l'Espagne pour protester contre ce qu'ils qualifient de « situation d'abandon institutionnel et commercial » et ont menacé de des mesures « plus fortes » à Noël.
Parador de Cuenca. Source : Adobe Stock
Selon l'UGT, le personnel de Paradores, une entreprise publique de l'État, exige « un accord équitable » et dénonce le fait que la direction de l'entreprise « continue sans montrer aucune preuve pour débloquer » la négociation.
Le syndicat indique dans une note que les travailleurs dénoncent des conditions de travail « précaires », avec des salaires « ridiculement insuffisants » et une conciliation familiale « non viable en raison de l'extrême flexibilité, de la rotation des équipes et, surtout, de l'équipe fractionnée ».
L'UGT rappelle que cet été Paradores a enregistré une augmentation de 2% de ses bénéfices et un taux d'occupation moyen de 86% dans ses établissements.
« Quand la situation est difficile, on coupe ; quand elle est favorable, il n'y a que du silence, des excuses et la négociation s'attarde dans le temps », affirme l'UGT.
En Castille-La Manche, des concentrations ont été enregistrées dans neuf centres : Molina de Aragón et Sigüenza à Guadalajara ; Capitale Cuenca et Alarcón; Almagro et Manzanares, dans la province de Ciudad Real, Albacete, et la capitale Tolède et Oropesa, ont rapporté les organisateurs.
En Cantabrie, les travailleurs des paradors de Santillana del Mar, Liminas et Fuente Dé ont soutenu ce vendredi les concentrations de protestation appelées par les syndicats UGT, CCOO et CSIF, dans le but d'avoir une négociation « réelle et efficace » de leur convention collective avec Paradores de Turismo de España. Comme l'UGT l'a souligné dans un communiqué, les Paradores de Turismo de España continuent « sans débloquer cette situation pour parvenir à un accord car leur stratégie semble claire : laisser passer le temps, en attendant que le conflit se dilue et échappe à ses responsabilités ».
Les syndicats, avec ces mobilisations, réclament « des salaires justes permettant au personnel de joindre les deux bouts et de vivre dignement, la mise en place définitive du Régime de retraite et le développement professionnel ».
En mai dernier, la présidente des Paradores, Raquel Sánchez, a expliqué que le réseau des établissements publics applique le journée de travail réduite à 37,5 heures depuis 2020 et « ça marche plutôt bien pour nous ». Le président de la chaîne publique a souligné que le réseau Paradores «C'est un exemple que des mesures sociales peuvent être appliquées et la conciliation familiale.
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