Il Prix Versailles 2025 a dessiné une nouvelle carte esthétique des transports mondiaux en désignant les sept plus belles stations de train et de métro de la planète. De Sydney à Riyad, ce prix – une référence mondiale en matière d'architecture et de design – célèbre la manière dont la mobilité peut devenir une expérience artistique et culturelle.
Le Prix Versailles réaffirme avec sa dernière sélection que les gares peuvent être bien plus que de simples points de départ ou d'arrivée, ce sont des espaces où le design dialogue avec la mémoire, la technologie et la durabilité, transformant les mouvements quotidiens en d'authentiques visites de la beauté architecturale contemporaine.
Les gares reconnues incarnent une nouvelle façon d'appréhender les espaces de transit : des lieux où l'innovation, l'harmonie avec l'environnement et l'identité locale convergent pour redéfinir la relation entre la ville et le voyageur.
Gare Gadigal, Sydney. Source : Adobe Stock.
Les plus belles gares du monde
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Gare de Gadigal à Sydney, Australie
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Gare de Mons à Mons, Belgique
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Gare de Baiyun à Canton, Chine
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Gare de Saint-Denis – Pleyel à Saint Denis, France
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Gare de Villejuif – Gustave Roussy à Villejuif, France
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Gare KAFD à Riyad, Arabie Saoudite
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Gare de Qasr Al Hokm à Riyad, Arabie Saoudite
Le Gare de Gadigalà Sydney (Australie), se présente comme une ode à la mémoire collective et à la modernité urbaine. Conçue par Foster + Partners en collaboration avec Cox Architecture, cette infrastructure – le premier métro de la ville australienne – allie art, technologie et hommage culturel dans un même geste architectural.
Dès l'entrée, le voyageur est accueilli par une mosaïque monumentale en céramique qui évoque les premiers tunnels ferroviaires, tandis que des rangées de lumières stroboscopiques accompagnent le mouvement quotidien avec un rythme presque hypnotique.
Nommée en l'honneur des autochtones autochtones du territoire, la gare facilite non seulement le transit, mais célèbre également l'identité ancestrale du lieu, devenant un point de rencontre entre passé et avant-garde.
Au cœur de l'Europe, le Gare de Mons (Belgique) -œuvre du célèbre Santiago Calatrava- traduit la monumentalité sculpturale en fluidité spatiale. Sa structure blanche en acier et en verre trace un arc continu de 165 mètres qui relie le centre historique aux quartiers modernes, constituant une sorte de pont entre tradition et progrès.
Plus qu'une simple gare ferroviaire, le bâtiment agit comme une galerie habitable où la lumière, les courbes et les matières évoquent le silence d'une cathédrale contemporaine. Le résultat est une expérience qui transforme le transit en contemplation, un équilibre entre mouvement et sérénité.
De Chine, le Gare de Baiyunà Guangzhou, propose une vision du futur où durabilité et urbanisme convergent naturellement. Conçue par Nikken Sekkei, cette infrastructure intermodale articule trains à grande vitesse, métros et bus sous un même toit, mais elle le fait en rompant avec la rigidité habituelle des transports de masse.
Son parcours circulaire à plusieurs niveaux, entrelacé de jardins et d'espaces verts, transforme le parcours en une promenade dans un parc suspendu. Baiyun n'est pas seulement un nœud ferroviaire : c'est un écosystème urbain qui invite à la rencontre sociale, un modèle d'architecture écologique qui redéfinit la manière dont une gare peut être intégrée au pouls vital de la ville.
La France se démarque également dans cette édition avec deux propositions qui illustrent la polyvalence du design contemporain : à Saint-Denis, le Gare de Pleyelsigné Kengo Kuma & Associates, affiche un espace souterrain qui surprend par sa chaleur. À trente-cinq mètres sous terre, la lumière naturelle pénètre par de grandes ouvertures et se répand sur les surfaces en bois, créant une atmosphère sereine dans un environnement habituellement dominé par le béton.
A quelques kilomètres de là, à Villejuif, le Gare de Gustave Roussyconçu par Dominique Perrault, met l'accent sur la luminosité comme élément central : un atrium cylindrique couronné d'une verrière de soixante-dix mètres permet à la lumière de descendre jusqu'aux quais, cinquante mètres plus bas. Les reflets métalliques qui entourent l'espace transforment le trafic quotidien en une expérience sensorielle, où la lumière se déplace au rythme du voyageur.
La tournée se termine en Arabie Saoudite, où Riyad concentre deux des gares les plus innovantes au monde. Le Gare KAFDconçu par Zaha Hadid Architects, combine un design de lignes fluides inspiré des dunes du désert avec une fonction stratégique : être le cœur du système de transport automatisé le plus étendu de la planète. Sa structure, d'apparence organique, reflète la recherche d'une mobilité future respectueuse de la nature et engagée dans l'efficacité.
À son tour, le Gare de Qasr Al Hokmconçu par Snøhetta, plonge dans la tradition locale avec un auvent conique inversé qui capte la lumière de l'extérieur et la projette sous terre. À l’intérieur, les murs en pisé et le jardin souterrain évoquent l’architecture Najdi, intégrant patrimoine, innovation et vie quotidienne dans un même espace.
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