La crise de l'eau ne constitue plus une menace future en Espagne, selon Greenpeace. L'organisation prévient que La chaleur et la surconsommation ont réduit les réserves accumulées pendant l'hiver et souligne des situations particulièrement délicates dans le nord et dans les îles Baléares. À Majorque, les ressources en eau sont tombées à 39% au plus fort de la pointe estivale, tandis que la Galice s'applique restrictions dans de nombreuses communes.
La pénurie atteint les territoires touristiques
L'avertissement coïncide avec le début à Oulan-Bator, en Mongolie, du COP17 de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertificationqui rassemble plus de 190 pays sous la devise « Restaurer la terre, redonner l’espoir ». Greenpeace affirme que les pluies de l'hiver et du printemps ont généré une faux sentiment d'abondance ce qui a été nié par l'augmentation de la consommation et les températures élevées.
Il carte de rareté touche plusieurs communautés. Dans les Asturies, le manque d'eau dans les alpages compromet l'activité d'élevage et dans certaines localités de Siero, les voisins et les exploitations agricoles ont recours à pétroliers privésavec un coût allant jusqu'à 200 euros par réservoir.
En Galice, Augas galiciennes maintient le alerte pénurie dans près de 80% des communes. Dans des domaines comme Vigo, Pontevedra ou La Corogne Les conseils municipaux ont été invités à réduire la consommation de 15 %, tandis que certains conseils ont interdit l'irrigation, le lavage des voitures ou le remplissage des piscines.
La situation atteint également Baléaresavec aquifères à la limite à Majorque en pleine saison estivale. Les données placent la disponibilité de l'eau parmi les facteurs qui déterminent la gestion des destinations en période de forte demande.
Greenpeace remet en question la gestion du procès
Pour l’organisation écologiste, le problème ne doit pas être abordé uniquement lorsque des restrictions apparaissent : « Alors que l’ONU débat dans le Mongolie COP17 comment arrêter le désertificationune grande partie des administrations espagnoles continuent de faire un utilisation non durable de la ressourcesurexploitant les rivières pour l'agro-industrie et les industries intensives, contaminant les sols et les cours d'eau, et permettant 30 % de l’eau potable est perdue à cause des fuites dans des canalisations défectueuses.
La référence aux douches de plage met l'accent sur mesures visibles pendant la saison touristiquemais Greenpeace situe l'origine du problème dans un gestion structurelle de la demande. L'organisation estime que la réponse doit anticiper les pénuries et ne pas se limiter à des décisions de dernière minute alors que les réserves ont déjà diminué.
Dans le même esprit, Barea soutient que « ce que nous vivons ces jours-ci en Galice, Asturies, La Rioja ou Majorque Il ne s'agit pas d'une punition divine ou d'une simple malchance météorologique : c'est le résultat inévitable d'une gérer l'eau en partant du principe erroné qu'elle est infinie».
Du tourisme à l’énergie : une crise européenne
La pénurie ne se limite pas à l'Espagne. Greenpeace souligne que Les grands fleuves européens enregistrent des débits minimaux historiques et que le manque d'eau nous a obligé à réduire la puissance ou à arrêter l'activité des centrales nucléaires en France, Hongrie et Roumaniecompte tenu de la difficulté de refroidir les réacteurs sans élever la température des canaux. La sécheresse en Europe a également entraîné des annulations et des modifications des croisières fluviales, selon la publication AUBERGE l'actualité du tourisme.
Les principales revendications de Greenpeace
Greenpeace exige un cadre international contraignant contre la sécheresseune réduction de la demande agro-industrielle, la réparation urgente des réseaux urbainsla garantie des débits écologiques, la fermeture des captages illégaux, la protection des aquifères contre la contamination et éviter la construction de nouveaux réservoirs et transferts.
Dans le domaine directement lié au tourisme, il demande également interdire l'octroi de licences pour des macro-projets récréatifs, touristiques ou intensifs dans les zones touchées par le stress hydrique et la désertification.
★★★★★
