La fermeture de la liaison ferroviaire à grande vitesse entre Madrid et Malaga jusqu'au 23 mars « met en échec les réservations d'hôtel » avant les vacances de Pâques, comme l'a prévenu le Association des entrepreneurs hôteliers de la Costa del Sol (Aehcos). Les réservations ont déjà chuté jusqu'à 30% dans le segment MICE et urbain, tandis que d'autres destinations méditerranéennes captent la demande détournée par cette « précarité », indique l'industrie touristique.
Le 25 mars, l'Adif a officiellement informé les opérateurs Renfe, Iryo et Ouigo que le service direct à grande vitesse ne sera rétabli, au mieux, que le 23 mars. Cette date représente un retard par rapport aux prévisions initiales et place la normalisation du corridor à peine une semaine avant le début du Semaine de Pâquesqui est célébré cette année 29 mars au 5 avril.
Aehcos a exprimé son inquiétude face au retard dans le rétablissement de l'infrastructure, affectée par l'accident ferroviaire de Adamouz le 18 janvier. Selon les employeurs, le manque de connexion agit comme un « facteur de dissuasion de la demande » dans une période où le tourisme national joue un rôle stabilisateur dans la capitale, sur la côte et à l'intérieur de la province.
De même, l'association met en garde contre le détérioration des plages après les récentes tempêtes.
José Luque, président d'Aehcos, a indiqué que les chutes se situent entre 20% et 30% dans la demande d'hébergement touristique. Ces baisses affectent principalement le segment SOURIS (corporatifs, conférences et grands événements) et escapades de type escapade en ville. Luque considère que l'annonce de la restauration pour le 23 mars « Ce n'est pas non plus une garantie » et craint de nouveaux retards qui aggraveraient « perte de confiance » dans un moyen de transport qui était jusqu'à présent prioritaire en raison de sa fiabilité.
Impact sur l’emploi et les détournements touristiques
Le comité exécutif de l'association soutient que cette situation augmentera les pertes de réservations et découragera le maintien de l'emploi et l'embauche saisonnière régulière.
Le patronat affirme que d'autres destinations méditerranéennes captent la demande détournée par ce « précarité »C'est pourquoi il a exhorté les administrations à rétablir immédiatement les connexions antérieures à l'accident d'Adamuz.
Enfin, Aehcos estime que la crise ferroviaire, ajoutée à l'état des plages, pourrait générer des pertes de 255 millions d'euros sur le marché national et 45 millions d'euros à l’international au cours du premier trimestre de l’année.
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