Concrètement, elle a sanctionné Nautalia Viajes, SL (Nautalia), Viajes El Corte Inglés (VECI) et Ávoris Retail División, SL (Ávoris Retail) pour avoir partagé un contrat de la Banque d'Espagne et un autre de l'Université Complutense de Madrid, et Integración de Agencias de Viajes, SA (IAG7) pour l'avoir fait seulement dans le premier cas.

La CNMC a initié ce dossier en décembre 2023, sur la base des informations recueillies à travers les dispositions de l'article 132 de la loi des contrats du secteur public (LCSP), et après avoir inspecté les sièges de plusieurs entreprises.

Répartition des offres

Selon les informations de la CNMC, entre le 21 et le 25 octobre 2021, IAG7, Nautalia, VECI et Ávoris Retail a accepté de ne pas se soumettre à un appel d'offres de la Banque d'Espagne —des services d'agence de voyages intégrés de façon permanente à son bureau (dossier 21/04609)— de sorte qu'il a été déserté et a pu reprendre ses activités dans de meilleures conditions (dossier 21/090805).

De leur côté, entre le 3 et le 31 octobre 2022, Nautalia, VECI et Ávoris Retail convenu de répartir les tâches du personnel de l'Université Complutense de Madrid sur une base tournante (AM 06/2020). Lorsque l'UCM émettait une demande de voyage et/ou d'hébergement, elle ne recevait qu'une seule offre au lieu de trois, ce qui diminuait à la fois les options des utilisateurs et les incitations des agences à rivaliser, explique la CNMC dans un communiqué.

Ces types d'accords sont interdits dans l'article 1 de la loi 15/2007, sur la défense de la concurrence et dans l'article 101 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, souligne l'institution.

Sanctions

Après enquête sur le dossier, la CNMC a imposé les sanctions suivantes aux entreprises contrevenantes :

De même, la CNMC a précisé que les agences sanctionnées Ils ne pourront pas contracter avec l'administration publique pour trois mois (IAG7) et six mois (Nautalia, VECI et Ávoris Retail), dans le cadre d'appels d'offres liés à la fourniture de services d'agences de voyages et de voyages professionnels.

Il s'agit de la quatrième résolution dans laquelle la CNMC établit directement la portée et la durée de l'interdiction de contracter, conformément à la communication 1/2023 sur les critères de détermination de l'interdiction de contracter pour cause de distorsion de concurrence.

Un recours contentieux-administratif peut être formé directement contre cette résolution devant le Tribunal National dans un délai de deux mois à compter du jour suivant sa notification.

★★★★★